Jours de Marie

Mes souvenirs, mes images, mes passions, mes rêves et mes lectures, tout ce qui fait mes jours ...

30 mars 2007

4 X 4

A l'invitation de Michel,  je vais tenter les 4 X 4,  c'est le premier test de ce genre pour moi  !
J'y pense depuis quelques jours,  et ...  je me lance !

Les 4 livres de mon enfance :

Le petit Nicolas  (mon institutrice de cm1 m'avait surprise avec ce bouquin qu'elle avait trouvé tout à fait indécent, et confisqué ! Je l'ai aimé plus encore aprés cet incident !)tant_mieux_pend_des_vacances


La famille Tant-Mieux,  bibliothèque rose,  une joyeuse famille qui vivait dans une roulotte. 


Puck,  les aventures de quelques jeunes filles dans un pensionnat.
(certains quadragénaires doivent se souvenir d'elle)


Les malheurs de Sophie, les petites filles modèle ...

                                         
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Les 4 auteurs que je lirai et relirai encore :

Jane Austen

Haruki Murakami
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Alison Lurie

fb1e6e0f_d652_4941_8e2e_26cbf4efbb2c_1Tracy Chevalier















Les 4 auteurs que je n'achèterai probablement plus :

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Stendhal  - je ne renoncerai pas, je tenterai à nouveau, mais je n'ai jamais pu terminer "Le Rouge et le Noir" -



Et tous les auteurs "à la mode" dont les bouquins s'empilent sur les tables des libraires et dans de gigantesques présentoirs en carton !  (Dan Brown,  Lev)


Les 4 auteurs que j'emmène sur une île déserte

Marcel Proust,  toute la Recherche du temps perduproust


Colettecolette_marieclaire
La maison de Claudine



Zola,
La conquête de Plassans
 






Barbara Pym  (méconnue,  oubliée)

Une question purement académique
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Les 4 premiers livres de ma liste à lire


Elizabeth Gaskell,  Nord et Sud0141028122


Tawni O'Dell, Le ciel n'attend pas


Paul Auster,  Scriptorium


Claire Tomalin, Jane Austen, passions discrètes





Les 4 derniers mots d'un livre que j'aime ...

"Dire que j'ai gâché des années de ma vie, que j'ai voulu mourir, que j'ai eu mon plus grand amour, pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n'était pas mon genre !"

- Un amour de Swann,  Marcel Proust-


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Je suis très ennuyée pour désigner 4 personnes dont je voudrais connaître les 4x4 !
Aussi,  je demande un joker ?
Encore débutante dans la blogosphère des lecteurs,  je viens de m'apercevoir que tous les auteurs de mes blogs préférés,  visités quotidiennement,  ont déjà accompli l'exercice... !

Joker accordé ?  Et à bientôt !

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26 mars 2007

Une histoire de marque-page ...

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J'ai commencé cette collection au CM2  (il y a très, très longtemps...) et jamais cette passion dévorante ne m'a lâchée !

Dans chaque librairie où je passe,  dans toutes les villes,  tous les pays,  je les cherche :  parfois,  coup de chance,  il en traîne une pile sur un comptoir.  Plus souvent,  il faut les demander au libraire qui les cache et les distribue au compte-gouttes.

Mes libraires habituels, ceux qui me connaissent, "savent" et m'accueillent d'un clin d'oeil quand ils en ont un nouveau à me donner.

Au fil des années,  ils se sont entassés dans des boîtes en carton,  je n'aiIMGP0074 jamais trouvé de système idéal pour les classer.  Les collectionneurs de cartes postales ont leurs albums ;  mais quel album pourrait présenter nos marque-page qui ont tous des formats différents ?


J'en achète parfois dans les musées ou les magasins de souvenirs.  De temps en temps, on pense à moi et on m'en donne.  Et mes enfants n'oublient jamais de garder l'oeil "fureteur" dans les boutiques de livres !


J'en ai bien quelques milliers.
Si par hasard un collectionneur aussi furieux que moi passait,  qu'il n'hésite pas, j'échange, je donne volontiers,  j'aimerais même encourager une collection débutante !  je possède en général plusieurs exemplaires de chaque pièce de ma collection ! 

Au fait,  comment appelle-t-on les collectionneurs de marque-page ?   

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Posté par marie s à 15:50 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mars 2007

Margaret Laurence, Une divine plaisanterie

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"Rachel Cameron a trente-quatre ans. Elle est célibataire et enseigne dans la petite ville de Manawaka, au Canada, où elle a toujours vécu. Rachel refuse toute vie sociale et, habitant toujours avec sa mère, s'enferme obstinément dans une vie rythmée par les soins qu'elle lui prodigue quotidiennement. Avec le directeur de l'école, avec sa mère, avec sa collègue, Rachel ne trouve jamais la force de s'exprimer, de se révéler. Celle qui se définit elle-même comme un anachronisme rencontre bientôt en la personne de Nick Kazlik son premier amour, son premier amant qui va transformer sa vie à jamais... "


Je ne vais pas plus loin en reproduisant la 4ème de couverture de ce roman. Il faut préserver les surprises, ces "divines plaisanteries" qui font de l'aventure de Rachel un vrai plaisir de lecture.

Cette héroïne et son entourage rappellent le monde des romans de Barbara Pym : Une "vieille fille" digne et convenable, servant le thé aux amies de sa mère pendant les soirées de bridge, sa pieuse collègue qui l'entraîne dans une étrange église évangélique,  un quotidien figé et ritualisé. "Japonika street", ses maisons de brique sombre, ses épicéas, ses érables. Le père de Rachel y était entrepreneur de pompes funèbres,  les deux femmes vivent toujours au premier étage de la boutique désormais ornée d'une immense enseigne lumineuse.  Il arrive à Rachel, durant ses insomnies, de rendre visite au successeur de son père qui lui explique l'évolution de la profession. (Dans sa belle postface,  Margaret Atwood compare ces visites nocturnes à une "descente au royaume des morts" et une libération du fantôme paternel) C'est drôle, parfois féroce,  d'autant plus que nous suivons toute l'histoire à travers le monologue intérieur de Rachel : sans illusions sur toutes les petites lâchetés quotidiennes, Rachel se moque d'elle-même, s'interroge, s'attendrit, s'émerveille. Le temps des vacances, elle vit un premier amour, intense et éphémère, découverte sentimentale et sensuelle qui bouleverse sa vie,  lui ouvre enfin un nouvel horizon.   

Le dénouement inattendu de ce roman est une "divine plaisanterie" dont je ne dirai rien !


Margaret Laurence (1926-1987) est l'auteur de cinq livres "le cycle de Manawaka" dont Une divine plaisanterie fait partie.  Pourvu que les quatre autres soient un jour traduits en français !

    Extrait ...
   
  Japonica Street est silencieuse, seuls conversent les derniers moineaux; dans River Street le trottoir crisse de poussière et les premières feuilles d'automne, poussées par le vent, mordillent mes chevilles. La plupart des devantures ne sont plus éclairées. Seulement ici et là en reste-t-il une allumée, pour laMargaret_Laurence publicité. Dans la devanture de Vêtements pour Femmes Simlow je me retrouve devant un costume automnal en tweed tacheté d'orange, ainsi qu'un corsage charbon de bois à plis blancs avec jupe assortie et une pancarte imprimée dans le style sérieux propre à Ben Simlow : Pour les dames qui attendent un heureux événement.
  Nick ? J'aimerais juste te voir un tout petit peu. Qu'importe si je ne peux pas te toucher. Je me ferai une raison. J'aimerais juste parler avec toi. Ce n'est pas beaucoup demander.


Margaret Laurence,  Une divine plaisanterie, Editions Joelle Losfeld 2006

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10 mars 2007

Bienvenue chez moi !

Depuis quelques semaines,  je passe plusieurs heures par jour sur la "blogosphère"...

J'ai visité surtout les blogs des lectrices, des amoureuses de bouquins,  et j'y ai pris beaucoup de plaisir.

J'ai "voyagé" en francophonie,  j'ai partagé vos enthousiasmes, vos coups de coeur,  je suis entrée chez vous,  j'ai aimé les images des milles choses de votre quotidien, vos maisons douces, vos photos-souvenirs de balade ou de voyages, et les livres,  encore les livres ...


Aujourd'hui,  j'ai parcouru ma maison en me faisant le reporter de mon propre quotidien.

C'était la première fois !

Je me suis amusée,  j'ai enregistré quelques images parmi tant d'autres que j'aurais pu choisir (mais je récidiverai !).

Et puis, à travers l'objectif de mon appareil,  j'ai vu mon petit monde d'un autre oeil et je me suis aperçue que ...

J'ai beaucoup trop de livres !  je dépasse dangereusement le raisonnable,  ils s'empilent dans toutes lesIMGP0059 pièces, constituent des murailles, échappent à toute tentative de classement.

Je suis une biblio-maniaque incurable. 


Ma maison reste dans un joyeux désordre, malgré mes bonnes résolutions de rangement.

Je ne passe pas assez souvent le plumeau.

J'ai beaucoup d'objets qui racontent tous une histoire.

Je dois être faite pour le fouillis !



IMGP0052Les jolis albums consacrés à mes écrivains préférés  (Proust, Colette, les romancières anglaises...)

Les classiques dont je ne me sépare pas  (Voltaire, Balzac, Flaubert...)

Les crayons de couleur et les cahiers.


Les anges en papier mâché, en faïence, en plâtre...


Les fleurs en tissu.




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Les boîtes en porcelaine, en métal, en bois...


Les tasses et les théières que je collectionne.


Mes petits missels anciens,  sur la cheminée.





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Au dessus de la cheminée,  un petit tableau qui représente une cour de ferme,  il me vient de ma mère,  je ne saurai jamais ni où ni quand elle l'a acheté, origine inconnue.

La pomme en faïence rouge est un souvenir de New-York, achetée dans le but d'y mettre petit à petit l'argent de notre prochain voyage.  (elle est presque vide)

Au fond, le visage de Sido sur l'affiche encadrée de l'exposition "Chez Sido" en 1992 au musée Colette,  château de Saint-Sauveur en Puisaye.  Un bonheur, ce musée !




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Qui aime les ambiances british ?

La cup of tea  qui allège tous les soucis.

Cette après-midi,  macaron aux framboises pour le goûter !


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Mon livre du jour, 

Une divine plaisanterie,  Margaret Laurence
(ed. Joelle Losfeld)







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                            Imagination,  patience,  créativité,

                             Noémie réalise des collages,

                              Chaque détail rappelle quelque chose que

                              j'aime !





   


A bientôt  ...

Posté par marie s à 23:12 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2007

Au fil d'une promenade à Paris ... Eugénie...

J'ai pris l'habitude de me promener à Paris avec mon appareil  dans mon sac.  Je photographie à la fois mes lieux habituels  et mes découvertes... 
Dimanche dernier, nous sommes devant l'opéra Garnier ;  le ciel est clair, pas pour longtemps,  unecaf__de_la_paix starbucksgiboulée se prépare, avec bourrasques,  grêle ... L'avenue est presque déserte,  les touristes sont encore rares. 
Aprés un café et un muffin au starbucks du boulevard de Capucines  (admirez son cadre,  ses plafonds,  on a gardé dans cet immeuble le décor authentique de l'hôtel particulier qu'il était au XIXeme siècle) nous descendons la rue de la Paix.  Un coup d'oeil au Café de la Paix,  au Ritz,  une pensée nostalgique pour Marcel Proust.   Je garde le nez en l'air,  à l'affût des plaques posées sur les murs pour rappeler le passage d'illustres résidents ou visiteurs.


Je ne serai pas déçue. A l'entrée somptueuse d'un hôtel très chic donnant sur les Tuileries,  je rencontre l'impératricecontinental Eugénie.

eug_nieNous sommes au début du XXeme siècle. A la fin de sa longue vie, aprés les triomphes, un règne étourdissant, puis la chute et la douleur de l'exil,  Eugénie parfois, en simple visiteuse solitaire et anonyme revient sur les lieux où elle a vécu impératrice,  épouse et mère.  Elle loge dans une suite - une chambre et deux salons au premier étage - à l'hôtel Continental. De sa fenêtre, elle contemple le jardin des Tuileries,  le palais détruit par le feu, ces lieux emplis du souvenir de bonheurs perdus.

"Rien ne me fait plus rien. Je suis morte depuis longtemps et je ne vis qu'avec des ombres.
De tristes souvenirs font peser sur cette nature que j'adore une lourde hypothèque, mais tout compte fait, la douleur l'emporte sur l'amertume. Les souvenirs fâcheux, après quelques instants, font place à l'évocation d'heures splendides et douces ; je ne peux pas vous expliquer comment cette opération se produit, mais lorsque je me trouve devant le paysage, tout ce qui pourrait m'en écarter s'efface littéralement,  je n'ai plus en face de moi que lesWinterhalter_Franz_Xavier_The_Empress_Eugenie_Holding_Louis_Napoleon_the_Prince_Imperial_on_her_Knees_1857 spectacles qui m'enchantent ou qui me rendent la vie. Évidemment, je ne peux oublier à certains moments que les jardins où chaque matin je me promenais ont été envahis par une foule hurlante en septembre 1870, mais c'est là aussi que  mon "cher Loulou" promenait son enfance ardente, dans ce parc plein de roses et de violettes, ses fleurs préférées."

"Parfois, le passé la rattrape, l'émotion la submerge.  Alors elle sort, traverse la rue de Rivoli et erre parmi les arbres et les parterres en quête des lieux où le prince s'est promené, où il a joué, où il a appris legray2la vie.  Ce quartier lui tient "à la peau de l'âme". Elle se penche, cueille une fleur, et se fait interpeller par le gardien :

"Votre nom ?
- Eugénie.chatea1
- C'est pas un nom,  ça !"


                                            Les Tuileries sous Napoleon III



                                                                               Et après l'incendie ...la_pet9






"Loulou",  le prince impérial,  né en 1856,  il s'engage dans l'armée britanique et meurt chez les zoulousportrait_du_prince_imperial_1870c
en 1879.


Sources :  Jean Autin, L'Impératrice Eugénie ou l'empire d'une femme,  Fayard 1990

Posté par marie s à 13:39 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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