27 avril 2007
Une petite pause d'après-midi...
Merci
pour vos encouragements ! et surtout pour votre compréhension de
la situation difficile des "biblio-maniaques" que nous sommes, quand il
faut déménager les bouquins !
Je suis sûre que
vous allez me comprendre aussi, quand je vais vous parler de cette
douce indécision qui vous prend lorsque vous contemplez des étagères
vides.
Quels livres je vais y poser ? 
Quels auteurs ?
Quels thèmes ?
Quelles couleurs ?
C'est l'heure de ma pause, entre de grandes séances de rangement, des crises d'énervement accompagnées d'un bon mal de dos.
Mes
tentatives de classement ont toujours échoué, même après les bonnes
résolutions des déménagements.
Je finis inévitablement par me
retrouver submergée par des vagues de bouquins qui résistent à tout
effort de rangement, et forment des "PAL" incontrôlables, au lieu de
docilement s'aligner sur les étagères. 
25 avril 2007
je déménage...
Je suis moins présente ces jours-ci...
Mes
petites visites quotidiennes, prolongées, mes flâneries sur les blogs
me manquent. Trouver le temps de lire est difficile
aussi... Je
déménage juste à quelques mètres de mon ancienne maison, je
pensais que ce serait simple, vite bouclé, sans souci.
Mais...
non ! c'est compliqué, long, fatiguant, je trie, je jette,
je prépare des cartons, je démonte et remonte des meubles, je me
décourage, je m'impatiente, j'ai l'impression que je n'y arriverai
jamais !
D'ici la fin de la semaine, je pense respirer
un peu et y voir plus clair.
Reconstituer mon petit univers,
installer des étagères, y aligner mes bouquins.
Je reviens vite !
19 avril 2007
Un cadeau !
Merci Flo !
Ils sont arrivés ce matin, j'ai ouvert doucement l'enveloppe, en essayant de ne pas m'impatienter et... les voici, modèles uniques !
Ils seront soignés, dans ma collection...
Ce week-end, je finis de préparer les petits cadeaux que je m'apprête à envoyer!
Les couleurs du noir
Ce livre intriguait Allie, au sommet de la grande pile que j'ai photographiée dimanche.
C'est une biographie du "policier", depuis la naissance du genre avec E.A Poe, jusqu'aux auteurs "noirs" actuels, en passant par Agatha Christie, Gaston Leroux, Conan Doyle, tous les héros familiers.
D'abord, il est écrit par François Rivière qui est une référence, et c'est un beau livre abondamment illustré, une jolie mise en page et des reproductions de couvertures originales.
C'est le style de livre dans lequel on se promène de temps en temps avec bonheur...
Puisque c'est journée photo pour moi, le voici...
C'est bien celui dont tu te souvenais, Allie ?
cinq secrets...
A la demande de Gawou, je me soumets au questionnaire des cinq secrets...
1 - A cette occasion, j'ai proposé à mes bouledogues une séance photo dans la cuisine, cette après-midi. 
Petite fille, je découvrais Colette à l'école, j'adorais "Toby-chien" des Dialogues de bêtes, et je me promettais de m'acheter un bouledogue quand je serais grande!
J'en
ai deux, Coco et Sido, impossibles à photographier. Ils le
reconnaissent de loin, l'appareil que j'ai à la main, et se précipitent,
font de grands bonds pour le mordiller, à moins qu'ils ne le dédaignent
et ne s'enfuient en courant.
Tout à l'heure, je leur ai imposé
de s'asseoir, en échange d'un biscuit, seul moyen d'obtenir qu'ils
restent immobiles (et encore...)
L'appareil dans une main, le gâteau dans l'autre, j'ai pu saisir quelques images.
Les voici!
Coco est un garçon, "caille" noir et blanc.
Sido est une fille, noire bringée.
2 - J'ai des boîtes à thé, des boîtes à tisane.
J'en bois de très grandes tasses toute la journée.
3 - Je
suis une mauvaise jardinière, je n'ai aucune patience pour désherber,
semer, attendre que les pousses sortent de terre et se deviennent des
fleurs.
Parfois, j'ai des surprises dans mon jardin un peu sauvage.
J'ai trouvé celle-ci cette après-midi, les fleurs bleues sont mes préférées!
4 - Je ne porte pas de bijou sauf ... mes boucles d'oreille.
Je ne me sens pas complètement à l'aise si je ne sens pas le petit cliquetis de mes "dormeuses". 
5 - Il y a quelques endroits où j'aime bien retourner en rêve, quand j'ai le moral qui flanche un peu.
L'un d'eux est la magnifique "New York public Library", l'oasis des lecteurs en plein Manhattan, beaucoup assis solitaires et plongés dans leur bouquin, sur les marches de la monumentale bibliothèque, protégés par de grands lions de pierre.
La boutique est somptueuse!
Si les petits secrets de Michel (serial lecteur) de Bellesahi (des livres et des champs, et des si belles photos !) de Valdebaz (Baratin) n'ont pas été révélés, j'aimerais bien! Et puis, tous les petits détenteurs de secrets du quotidien!
18 avril 2007
Mon coeur à l'étroit
Mon
libraire connaissant ma difficulté à lire des auteurs français
actuels,
m'avait vivement
recommandé ce livre plein de mystère et
d'étrangeté, selon lui haletant.
A chacune de mes visites dans sa
boutique (et elles sont nombreuses !) il me gratifiait d'un clin
d'oeil excité : "Alors, ça y est, vous l'avez lu? Vous avez aimé?"
Eh bien, c'est fait, je l'ai lu d'une traite. Pourtant,
c'est un livre justement trop "étrange" et trop anxiogène pour que je
sois enthousiaste. J'aimerais connaître l'avis d'autres lecteurs, et
pourquoi pas de fans de Marie Ndiaye dont je ne connais pas les autres
romans.
Un couple d'instituteurs bordelais,
respectables et dévoués à leur travail se trouve soudain l'objet d'un
mépris général, d'une malveillance dont un ignore la raison. Les
voisins s'écartent, les mères de famille serrent leurs enfants contre
elles à leur approche, leurs collègues semblent pris de dégoût, leurs
propres enfants s'éloignent. On aimerait connaître la raison de ce
bannissement, on voudrait savoir quel crime ont commis Nadia et Ange,
quel complot se trame injustement contre ces "honnêtes gens". Ou bien
sont-ils seulement victimes d'hallucinations et d'un grave délire
paranoïaque ? Ou encore, cela n'est-il qu'un cauchemar de Nadia, la
narratrice?
Ce malaise tenace se concrétise un soir,
lorsque le mari, Ange, rentre chez lui avec une entaille profonde et
béante dans le flanc. Il se réfugie dans son lit et jour après jour,
cette plaie immonde s'agrandit, se creuse, s'infecte. Dans un perpétuel
écoulement purulent, elle mène le corps de cet homme à un état de
décomposition et de pourriture dont l'odeur est irrespirable.
Que
signifie cette blessure ? "Est-ce que ce n'est pas tout ce que je
suis, l'essence même de mon être qui s'écoule, dis-moi !" demande Ange
à sa femme.
Aucun médecin ne sera appelé, c'est un voisin,
professeur en retraite méprisé par le couple (ils ignorent que ce
monsieur Noget est un écrivain renommé) qui propose son aide et finit
par s'installer dans l'appartement comme un "geôlier séducteur".
Alors, tout change pour Nadia, l'angoisse s'installe et les repères que l'on cherchait encore se perdent.
Noyée
dans un brouillard opaque, "une brume au doux relent de vase", le
quartier de Bordeaux si familier à la narratrice semble la
rejeter. Elle se perd dans un lacis de rues qui s'élargissent, se
déploient, forment des virages inconnus et des labyrinthes, des tramways surgis de nulle part semblent vouloir la faucher.
Son
corps aussi lui devient étranger : il enfle, se déforme. Comme pour se
rassurer et justifier son inquiétante prise de poids auprès de son
entourage, elle attribue cela aux premiers signes de la ménopause et du
vieillissement. Mais on n'est pas dupe : quelque chose d'indéterminé et
d'épouvantable se prépare et mûrit en elle.
On espère à chaque
page un éclaircissement, une explication rationnelle, une "clef" qui
permettrait de décoder toute l'histoire. Mais tout se perd,
s'embrouille à mesure que d'autres personnages apparaissent: l'ex-mari
de Nadia, l'ancien amant de Ralph, son fils devenu médecin et
installé en Espagne, père d'une fillette que Nadia n'a jamais
rencontrée, et puis ses parents qu'elle a rejetés trente cinq ans
plut tôt.
Ce qui m'a tenue accrochée à ce livre très sombre est
la hâte de connaître le dénouement, de "savoir". Je me suis sentie
étouffée par l'histoire, j'ai souri parfois devant des scènes tellement absurdes et loufoques, mais je n'ai éprouvé aucune sympathie pour les
personnages, plutôt une certaine répulsion et de l'agacement : Pourquoi
ces gens sont-ils à ce point incapables de communiquer entre eux,
de secouer les barreaux de la prison où ils se sont enfermés, de
refuser l'absurde et de se comporter comme des êtres "normaux"?
Mais ce couple modèle n'est-il pas puni d'avoir justement été tellement conventionnel, irréprochable, enfermé dans ses certitudes, tellement "normal"?
Je
pensais qu'une porte s'ouvrirait dans les dernières pages, comme une
"morale" de cette fable qui bascule dans le fantastique. J'ai refermé
le livre avec soulagement mais avec une frustration , l'impression que
je suis passée peut-être à côté de cette histoire qui n'a cessé de se
dérober sans que jamais je puisse la saisir.
15 avril 2007
Dimanche estival en avril
Il
fait vraiment chaud par chez moi, aujourd'hui. Un petit air
d'été, pour ce dimanche où mes compatriotes
nordistes s'apprêtent à applaudir les coureurs cyclistes du
Paris-Roubaix, peinant sur les pavés, à quelques kilomètres de
chez moi.
Un dimanche rythmé par le moteur des tondeuses à gazon,
les cris des enfants, les aboiements des chiens.
Odeurs de barbecue et parfum d'herbe
fraîchement coupée.
Et dans l'air cette petite euphorie qui
accompagne les premiers beaux jours!
Et puis, une paresse,
une envie de ne rien faire, de prendre dans la pile un livre qui
m'emmènerait dans ces contrées anglaises où le jardinage est une
passion, ces régions dont les noms vous font rêver à Jane
Austen ou Virginia Woolf.. Shropshire, Berkshire...
Plusieurs livres en cours, le "North and South"
d'Elizabeth Gaskell que j'essaie de lire en anglais, en
découvrant au fur et à mesure le téléfilm que la BBC a réalisé à partir
de ce roman. J'en reparlerai !
Un polar noir "vrai de vrai", Peter James La mort leur va si bien.
Cette
près-midi, ce sera un peu tout cela, et un Barbara Pym,
"Dans les salons d'Oxford" peuplé de vieilles filles anglaises très
dignes mais curieuses, d'épouses de pasteurs dévouées à la vie de
la paroisse, de jeunes anthropologues timides...
10 avril 2007
Polar victorien !
Le cadavre du métropolitain
Lee Jackson, 10-18 Grands détectives
Dans la seconde moitié du XIXeme siècle, Londres possède son réseau
de métropolitain, encore en construction.
La
presse qualifie cette réalisation "d'utopique", autant que les
machines volantes, les ballons dirigeables, le tunnel sous la Manche
et "autres projets intrépides et dangereux."
Cependant,
l'inauguration suscite l'émerveillement. Le Times écrit :
"l'éclairage au gaz dans les wagons est destiné à neutraliser les
inquiétudes que les passagers, en particulier les femmes, risqueraient
de nourrir à voyager si longtemps dans un tunnel."
Nous sommes
dans la dernière
rame de la journée, à l'approche de la station de King's Cross.
Une jeune fille aux
vêtements usés semble profondément endormie, affalée contre la paroi.
On s'apercevra au terminus que cette pensionnaire d'un foyer pour femmes repenties a été étranglée. Le suspect désigné
est un jeune homme, occupé à prendre des notes dans un carnet, qui
s'enfuit dès la découverte du meurtre.
L'enquête menée par l'inspecteur Decimus Webb dont la particularité est de se déplacer sur un curieux vélocipède, se déroule dans les bas-fonds du Londres victorien. Petits malfrats, prostituées, infâmes taudis ou dignes maisons bourgeoises (qui cachent leurs vices derrière de respectables façades)
Lee Jackson, auteur de cette série, est spécialiste du Londres victorien - voir son site bien documenté, www.victorianlondon.org. -
J'ai toujours beaucoup de plaisir à découvrir un nouveau "grand
détective 10-18", celui-ci a été une agréable lecture pour mon
week-end pascal. Le style est enlevé, le récit est au présent,
sans longueurs. Je ne suis pas une lectrice
assidue des romans d'Anne Perry, mais certains retrouveront
certainement un air de famille ... !
Je vais de suite me lancer dans le 2eme volume, paru en même temps, des enquêtes de Decimus Webb.







