J'ai vu "Retour à Howards End" de James Ivory d'après le roman de E.M Forster, à la sortie en 1992, et j'enhowards_end ai été émerveillée.

Jamais un film ne m'avait semblé aussi proche de l'univers que je m'étais construit en lisant le livre. Bien sûr, comme le sont tous les films d'Ivory, la reconstitution est soignée : casting, costumes, décors, lumière, atmosphère, vous êtes transporté dans l'Angleterre du XIXeme siècle, sans fausse note.Chambre avec vue, Maurice, Chaleur et poussière opèrent le même charme.

Mais Howards End est mon préféré, dont je guettais depuis des années la sortie en DVD. Il m'a fallu attendre jusqu'en 2006 pour retrouver les soeurs Schlegel, la famille Wilcox, Leonard Bast, dans une Angleterre que les "british'ophiles",fans de Jane Austen et de Thomas Hardy raffolent. (Ils se reconnaîtront!)

Les soeurs Schlegel, londoniennes, orphelines et célibataires, ont fait la connaissance de la famille Wilcox au cours d'un voyage touristique en Allemagne. Il se sont promis de se revoir à leur retour en Angleterre.
C'est Helen, la cadette, qui effectue un séjour dans la déclicieuse maison de campagne des Wilcox, Howards End. Un peu enivrés par le charme d'une belle soirée d'été, Helen et le fils Wilcox se fiancent secrètement, engagement sur un coup de tête que Paul rompt dès le lendemain matin.  Trop tard : Helen a déjà annoncé l'événement à sa soeur Margaret par telegramme.

C'est le début des relations des Schlegel et des Wilcox. Bien sûr, ils sont trop différents pour s'entendre vraiment. Henry Wilcox (qu'interprète Anthony Hopkins) est un homme d'affaire pragmatique, cynique,arrogant et soucieux des convenances. Les soeurs Schlegel, éprises de littérature et d'art sont libres, féministes, désinteréssées.

Les circonstances conduiront Margaret à devenir la seconde Mme Wilcox, après la mort de la première (génialement incarnée par Vanessa Redgrave) avec laquelle elle s'était liée d'amitié.


Mais plus que dans l'histoire, l'enchantement pour moi émane des détails, de certaines scènes "cultes" quemargaret j'ai regardées des dizaines de fois : La scène des parapluies à la sortie de la conférence "Music and meaning". Leonard Bast décidant de passer une nuit romantique et exaltante à la belle étoile en lisant des poèmes, enfoui dans les jacinthes sauvages, s'apercevant que des choses aussi triviales que la fatigue et la faim peuvent briser le plaisir escompté... Le testament détruit de Mme Wilcox...Margaret découvrant seule la maison vide et le jardin d'Howards End...
Et la tragique scène finale de la bibliothèque! 


Et j'en oublie!



Emotion romantique...