Jours de Marie

Mes souvenirs, mes images, mes passions, mes rêves et mes lectures, tout ce qui fait mes jours ...

30 juin 2007

Saison sèche, Peter Robinson

9782253172413_GIl y a des similitudes entres les différents inspecteurs qui sévissent dans les polars anglo-saxons!
Banks, dont une critique du Point affirmait : "Entre Le Maigret de Simenon, le Bosch de Connelly, le Rebus de Rankin, il faut désormais placer le formidablement attachant inspecteur Banks" ressemble à certains de ses confrères : Fragilisé par un divorce récent, il tente de reconstruire sa vie, n'échappe pas aux crises de cafard et à l'overdose de whisky certains soirs, entame maladroitement une liaison avec sa subordonnée le major Cabbot. Et surtout il craint de perdre le contact avec son fils Brian qui s'obstine à devenir chanteur de rock, alors que ses parents le voyaient architecte.

L'enquête qui lui tombe sur le dos surgit d'un passé lointain : Un lac asséché au cours d'un été torride révèle les ruines d'un village englouti lors de la création d'un barrage juste après la Seconde Guerre mondiale. Un gamin s'amuse dans ce village fantôme, et y fait une découverte dans la vase : le squelette d'une main humaine.



L'équipe de Banks identifie la victime du meurtre commis vers le milieu des années 40, une femme nommée Gloria Shackelton, et tente de reconstituer son parcours auprès des survivants de l'époque.

En parallèle, on suit le récit d'une habitante de ce village du Yorkshire, qui ressuscite le quotidien en période de guerre : restrictions, couvre-feu, et pour les jeunes filles, l'excitation des bals donnés par les GI's basés à proximité! Quel rôle a joué Gwen, l'auteur du journal, dans ce drame oublié? Quels liens l'unissaient à la victime? Qu'est-elle devenue?

Les deux récits alternent, jusqu'au dénouement.

C'est ma première rencontre avec l'inspecteur Banks de Peter Robinson dont de nombreux titres ont été traduits. Ses déboires intimes le rendent attachant,  tout comme le major Cabbot, elle-aussi malmenée par la vie. Ces deux-là, visiblement, ne sont pas prêts à faire le grand saut d'une nouvelle histoire d'amour.

L'intrigue policière, dont l'originalité tient à la résurgence d'un passé enfoui, est plutôt sans surprise, mais c'est un bon moment de lecture, pour amateurs du genre!

Posté par marie s à 18:11 - littérature étrangère - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


23 juin 2007

Retour à Howards End

J'ai vu "Retour à Howards End" de James Ivory d'après le roman de E.M Forster, à la sortie en 1992, et j'enhowards_end ai été émerveillée.

Jamais un film ne m'avait semblé aussi proche de l'univers que je m'étais construit en lisant le livre. Bien sûr, comme le sont tous les films d'Ivory, la reconstitution est soignée : casting, costumes, décors, lumière, atmosphère, vous êtes transporté dans l'Angleterre du XIXeme siècle, sans fausse note.Chambre avec vue, Maurice, Chaleur et poussière opèrent le même charme.

Mais Howards End est mon préféré, dont je guettais depuis des années la sortie en DVD. Il m'a fallu attendre jusqu'en 2006 pour retrouver les soeurs Schlegel, la famille Wilcox, Leonard Bast, dans une Angleterre que les "british'ophiles",fans de Jane Austen et de Thomas Hardy raffolent. (Ils se reconnaîtront!)

Les soeurs Schlegel, londoniennes, orphelines et célibataires, ont fait la connaissance de la famille Wilcox au cours d'un voyage touristique en Allemagne. Il se sont promis de se revoir à leur retour en Angleterre.
C'est Helen, la cadette, qui effectue un séjour dans la déclicieuse maison de campagne des Wilcox, Howards End. Un peu enivrés par le charme d'une belle soirée d'été, Helen et le fils Wilcox se fiancent secrètement, engagement sur un coup de tête que Paul rompt dès le lendemain matin.  Trop tard : Helen a déjà annoncé l'événement à sa soeur Margaret par telegramme.

C'est le début des relations des Schlegel et des Wilcox. Bien sûr, ils sont trop différents pour s'entendre vraiment. Henry Wilcox (qu'interprète Anthony Hopkins) est un homme d'affaire pragmatique, cynique,arrogant et soucieux des convenances. Les soeurs Schlegel, éprises de littérature et d'art sont libres, féministes, désinteréssées.

Les circonstances conduiront Margaret à devenir la seconde Mme Wilcox, après la mort de la première (génialement incarnée par Vanessa Redgrave) avec laquelle elle s'était liée d'amitié.


Mais plus que dans l'histoire, l'enchantement pour moi émane des détails, de certaines scènes "cultes" quemargaret j'ai regardées des dizaines de fois : La scène des parapluies à la sortie de la conférence "Music and meaning". Leonard Bast décidant de passer une nuit romantique et exaltante à la belle étoile en lisant des poèmes, enfoui dans les jacinthes sauvages, s'apercevant que des choses aussi triviales que la fatigue et la faim peuvent briser le plaisir escompté... Le testament détruit de Mme Wilcox...Margaret découvrant seule la maison vide et le jardin d'Howards End...
Et la tragique scène finale de la bibliothèque! 


Et j'en oublie!



Emotion romantique...



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18 juin 2007

L'épouse hollandaise, Eric McCormack

C'est le papier que Bellesahi a écrit de ce livre sur son blog, qui m'a donné l'envie immédiate de le lire!
51yoZm7_yYLEt c'est un grand coup de coeur.
Histoire familiale, énigme, enquête, portrait de femme, grand récit de voyage haletant, on est tenu en haleine de la première à la dernière page.

Rachel, fille d'un juge canadien, a épousé un anthropologue, Rowland Vanderlinden.  Très vite, cet aventurier passionné par les rites des tribus les plus isolées sur tous les continents, quitte régulièrement le domicile conjugal pour ses expéditions. Un jour où Rachel attend son retour annoncé par un télégramme, elle voit arriver un inconnu qui se présente comme son mari, Rowland.

Elle ne lui pose aucune question, le laisse entrer, tombe passionnèrent amoureuse de lui et n'apprendra absolument rien des ses origines tout au long des quelques années de leur vie commune.  Elle met au monde un fils, le bonheur s'installe, jusqu'au jour où le "faux" Rowland, engagé dans l'armée, se fait tuer dans une tranchée outre-Atlantique à la guerre 14-18.



Bien plus tard, c'est à son fils Thomas que Rachel malade confiera la mission d'enquêter sur les raisons de la disparition du "vrai" Rowland Vanderlinden et de trouver l'identité de l'imposteur qu'elle a aimé.On embarque alors avec Thomas, pour un voyage aux quatre coins du monde. Tempêtes en mer, naufrages, expéditions dans la brousse, personnages exotiques aux coutumes étranges, le récit est vivant, touchant. On percera, l'un après l'autre, tous les mystères de la famille Vanderlinden.

Vivement recommandé !


Posté par marie s à 18:15 - littérature étrangère - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juin 2007

Meurtres à Lafferton

Un vrai polar à l'anglaise, écrit par l'une de ces "reines du crime" qui ont pris dignement la succession d'Agatha Christie!

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Tous les éléments sont là, pour combler les amateurs du genre : une petite ville noyée de brouillard, blottie autour de sa cathédrale,  une "colline" isolée, prisée des promeneurs et joggeurs :  Voici Lafferton, qui vous plonge dans l'ambiance paisible des épisodes de l'inspecteur Barnaby, cottages et pub, jardins fleuris...

Jusqu'au jour où Angela, quinquagénaire célibataire, employée dans une maison de retraite, disparaît au cours de son "footing" matinal sur la colline.  Puis, c'est le tour d'une jeune fille obèse et mal dans sa peau, Debbie,  et d'une gentille vieille dame, veuve, Iris.

L'enquête est confiée au chef de la police locale,  Simon Serrailler, séduisant et mystérieux  (que cache ce beau ténébreux?  allez-vous vous demander aussitôt!)  assisté d'une jeune inspectrice nouvellement débarquée de Londres, qui va immédiatement tomber follement amoureuse de son fascinant patron.

Un assassin se cache parmi la population tranquille de Lafferton, tout un petit monde varié et coloré auquel on s'attache : Cat, le jeune doctoresse dévouée,  Karin, sa patiente et amie atteinte d'un cancer, Meriel, la mère du beau Simon, qui mène à la baguette la chorale de la cathédrale, et quelques adeptes plus ou moins loufoques de médecines parallèles et d'occultisme, dont un village voisin s'est fait la spécialité.

C'est un gros roman, presque 500 pages, très dense et bien construit. J'avais deviné l'identité de l'assassin  (dont quelques extraits du journal intime se mêlent au récit)  au 2/3 du livre!  Je m'attendais (avec un peu de deception) à une fin classique, convenue et romantique, mais surprise !  Dans les dernières pages, un événement crée un gros rebondissement et mène à un dénouement inattendu ! 

Susan Hill est l'auteur d'une trilogie mettant en scène l'inspecteur Serrailler.  Le second volume "Où rodent les hommes" est déjà traduit.

Posté par marie s à 14:48 - littérature étrangère - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 juin 2007

Le swap, on ne s'en lasse pas !

Ce colis, que je viens de fermer, scotcher soigneusement, sera sans doute l'un des derniers qu'une swapeuse déballera...

Je le confie à la poste demain matin, rendez-vous dans quelques jours chez ...  aahh ! non, on ne peut rien dire !


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J'ai fait une expérience très troublante la nuit dernière. 
Dans ma recherche effrénée, parmi mes piles et mes pal, DU livre-ami qui va me réjouir et me sortir de ma panne de lecture, hier soir, je tombe sur "Le musée du silence" de Yoko41BREWHP1XL Ogawa.

Original, ce muséographe qui se met au service d'une centenaire et de ses mystérieuses collections dans un manoir isolé, on ne peut déterminer dans quel endroit du monde,  peuplé d'ombres. Je commence, puis je m'endors, et je suis réveillée en sursaut vers quatre heures du matin par un terrible coup de tonnerre, une pluie battante qui fouettait mes fenêtres,  un orage violent qui a fait quelques dégâts par chez moi.

J'allume une petite lampe (tant que le courant n'est pas coupé !) et je me plonge dans mon Musée du silence.

Éclairs, vacarme du tonnerre et des rafales de vent accompagnent efficacement ma lecture! Je découvre l'ambiance macabre de la buanderie où sont stockés les pièces de la collection, la description de quelques objets et reliques, le malaise général et l'angoisse qui se dégage du roman  et  c'est trop! 

J'ai fermé le livre, je me suis levée, j'ai attendu le lever du jour...

Je ferai une autre tentative, un autre roman de Yoko Ogawa (dont j'attendais beaucoup!)



Posté par marie s à 22:44 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juin 2007

Les jours "sans" ...

Est-ce que je suis la seule à connaître ces jours où je trouve toute démunie devant mes immenses piles à lire ? C'est simple, j'ai l'impression que je n'ai rien à lire ! 
Rien "n'accroche", je repose les livres que je commence, j'ai l'esprit qui vagabonde et je ne peux pas me concentrer. La PAL est là, qui me défie et je me sens coupable : Si moi je n'ai plus rien à lire!  ça alors! J'en ai largement pour les dix années à venir dans cette maison!

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En général, ça ne dure pas.  LE bouquin qui va vous rendre le goût de lire surgit, comme un ami, au détour d'une pile, au milieu d'une tentative de rangement, il vous réconcilie avec votre irrémédiable passion pour la chose écrite.

En attendant, j'entreprends la redécouverte de ces boîtes où dorment mes secrets : vieux courriers, cartes postales, un Huysmans emballé de cellophane acheté chez un bouquiniste ; on me l'avait offert, je ne l'ai jamais sorti de son habit transparent... Nostalgie.

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Le ciel est gris, il n'a pas cessé cinq minutes de tomber des cordes depuis ce matin, par chez moi...

Posté par marie s à 15:10 - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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