05 octobre 2007
De la bibliothèque rose aux Grands détectives!
Qui guette comme moi la sortie des Grands détectives de 10-18 ?
L'arrivée d'un petit nouveau dans la série, c'est toujours du plaisir, celui qui vous illumine les yeux au rayon Polars de la librairie! Clémence de Rosmadec vient de faire son entrée - Yves Josso, Été meurtrier à Pont-Aven, La noyée du pont des Invalides - Cette jeune peintre se lance sur la piste de meurtriers, dans le monde artistique de la fin du XIXeme siècle. On y croise Gauguin, Toulouse-Lautrec, Verlaine, Maupassant et bien d'autres. Vous plongez dans un monde oublié, c'est curieux, léger, sans prétention...
J'ai suivi d'autres détectives. J'ai dévoré d'une traite tous les "Morse" de Colin Dexter (ah!! ces britanniques!) mais j'ai renoncé à lire le dernier volume, trop triste de voir l'inspecteur Morse quitter la scène, terrassé par une crise cardiaque.
Je me suis souvent amusée de voir, dans les transports en commun, les lectrices passionnées d'Anne Perry... Je me suis délectée des jolies peintures qui composent les couvertures des romans de Patricia Wentworth, je me suis attendrie devant les siamois détectives de Lilian Jackson Braun.
Je suis convaincue que le plaisir de suivre ces héros détectives vient de loin : dès que j'ai pu déchiffrer fièrement mes premiers mots, j'ai aimé Oui-Oui et la famille Tant-Mieux, puis le Club des Cinq, et enfin ces livres "pour les grands" : la bibliothèque verte ! Alice, les soeurs Parker... Je me souviens avoir "listé" mes Alice dans un carnet avec des couleurs différentes : ceux que j'ai lus, ceux qui attendent sur la table de nuit, ceux que j'aimerais qu'on m'offre, ceux qui vont paraître. J'ai fait très tôt usage de la PAL et de la LAL!!
Rentrer vite de l'école, le midi, pour avoir le temps de lire une petite demi-heure avant de retourner en classe! Passer un moment avec ces bons compagnons de papier, le réconfort, le remède idéal à mes soucis et peines de petite fille : j'étais trop timide, je tremblais d'être interrogée et les jours de piscine me terrifiaient!
Pour les 150 ans de la Bibliothèque rose, un petit coffret est sorti, contenant des reproductions à l'identique de 4 romans parus dans les années 60. Rien ne manque : le carton épais de la couverture et même...on a poussé le détail jusqu'à jaunir le papier... 
17 septembre 2007
De la difficulté d'être assidue...
Je néglige mon blog qui ne m'a donné, depuis sa création, que du bonheur!
D'abord, s'apercevoir que mes modestes billets, que je trouve parfois bien mal tournés, sont lus... Et puis les commentaires, les messages, les mails, les contacts que l'on noue, les amitiés qui naissent, la complicité... Les idées de lectures qui font grandir chaque semaine nos pal de quelques dizaines de centimètres! C'est un monde bien chaleureux, la fameuse "blogoboule"! Les jours où on se sent moins en forme, les jours où le moral est à la baisse, la balade parmi les blogs est un remède miracle! Et je ne parle pas des surprises, des cadeaux, du plaisir de préparer un colis ou d'en déballer un avec une excitation de petite fille...
Ces jours-ci, je suis en "pause blog"... La rentrée a amené un cortège d'activités, de soucis domestiques, de problèmes de boulot... Certes, je ne suis pas quelqu'un de particulièrement organisé, et il en faut peu pour me faire perdre pied ou me coller des insomnies!
Le temps de finir les cinq ou six livres que j'ai en cours, le temps de refaire surface, et je reviens!
Mais je vous promets que je ne vous oublie pas!
Devant sa bibliothèque, elle choisit, elle hésite, elle rêve...
Vous vous reconnaissez un peu ?
08 septembre 2007
Muffins au chocolat
Mon amie Patricia a eu la bonne idée d'offrir à la mauvaise cuisinière que je suis un livre de recettes simples de gâteaux! Cette après-midi, c'est ma Noémie qui s'est appliquée à étudier la recette et à nous confectionner des muffins...
Très chocolat noir, au coeur moelleux, ils parfument toute la cuisine! 
03 septembre 2007
Henry James, L'Américain
Sous le Second Empire, le jeune et riche Américain Christopher Newman tombe sous le charme de Paris et décide de s'y installer. Persuadé que sa fortune, acquise dans la fabrication et la vente de baquets à lessive, lui ouvrira toutes les portes, il s'éprend de Claire de Cintré, une jeune et belle aristocrate. Hélas, la conquête de ce monde très fermé de la noblesse française sera extrêmement ardue pour cet Américain déterminé mais qui demeure un méprisable "commerçant" aux yeux de sa future belle-famille.
En compagnie de Newman, c'est le Paris de Balzac que nous parcourons : "ces rues grises et silencieuses" du faubourg Saint-Germain où les familles nobles désargentées se cachent dans leurs hôtels particuliers. James aurait sans doute aimé que leurs portails s'ouvrent devant lui. L'ambition de Newman est plus grande: il rêve d'y entrer par le mariage. On se prend de sympathie pour le personnage de Newman, il est franc, naïf, honnête, l'argent ne l'a pas corrompu. Lorsqu'on évoque son absence de titre, il réplique :
"Un titre ? Qu'entendez-vous par titre ? J'en sais fort peu sur les ducs, les marquis et les comtes ; j'ignore qui est titré et qui ne l'est pas. Mais je vous dis que je suis noble. J'ignore aussi ce que vous entendez exactement par noble, mais le mot et l'idée sont beaux et je les revendique."
Face à lui, un monde figé dans ses principes représenté par la mère de Claire de Cintré, la redoutable marquise de Bellegarde. On comprend très vite que le dialogue est irrémédiablement impossible entre la sainteté aristocratique des Bellegarde et les dollars de Newman. Pourtant on aimerait qu'il l'emporte et épouse la pauvre Claire prisonnière d'une famille qui l'étouffe, on se prend à espérer et le roman de James (d'abord publié en feuilleton) devient passionnant comme un thriller! Subtil, léger, ironique et cruel...
Les seconds rôles, Noémie Nioche et son destin, Valentin de Bellegarde désoeuvré qui joue sa vie dans un duel ridicule, sont très réussis.
J'aime beaucoup la description du monde de James par Mona Ozouf dans La muse démocratique :
"Entrer dans le paysage romanesque d'Henry James, si étendu, si varié, si touffu, c'est mettre le pied sur un terrain mouvant, entre bonheur et malheur, innocence et expérience, tendresse et cruauté, chien et loup ; lier connaissance avec des êtres désorientants, désorientés, qui se rencontrent péniblement, jamais comme ils avaient rêvé, jamais quand il fallait..."
31 août 2007
Une bougie de plus...
Aujourd'hui, j'ajoute une bougie à mon gâteau d'anniversaire!
Au-delà de 40 ans, il paraît que les dames ont le droit de rester très imprécises quant à leur âge!
Disons que je suis largement quadragénaire!!
La demoiselle est très habile en collages...
27 août 2007
La surprise d'Anjelica
Mon premier marque-page fait maison, personnalisé, aux couleurs du blog et dans l'esprit "austenien" !
Les magnifiques Man Ray et deux Jules Verne que je n'avais jamais vus!
25 août 2007
Swap MP, première partie!
Joli swap... L'attente du facteur, la découverte de l'enveloppe, c'est un plaisir que je fais toujours durer... Je n'ouvre pas tout de suite, je regarde les timbres et l'écriture, je dévoile le contenu lentement et je redeviens la petite fille que je ne suis plus depuis (très) longtemps!
Voici une partie de mes surprises... (la suite demain!)
Frédérique est très généreuse :
Mes premiers canadiens ! (ma collection n'en comptait aucun!)
Merci Jules !
Délicats et romantiques, les MP d'Emjy...
16 août 2007
Marque-page Bavarois
Et voici une partie des Bavarois !
Swap marque-page...
En prévision du swap d'Emjy, opération rangement et tri pour collectionneuse très désordonnée...
14 août 2007
Leçon de sciences naturelles...
En Bavière, je me suis attardée, au bord d'un lac, à regarder une famille de cygnes... Si ces lacs sont d'une étrange couleur turquoise, c'est qu'ils sont entourés de montagnes, comme enchâssés. Les forêts de sapins s'y reflètent et leur donnent l'aspect d'un miroir.
Mais je reviens aux cygnes, ce sont des stars, ici. Ils sont chez eux dans le Haut Pays du Cygne (Hohenschwangau), leur culte est célébré dans le village et les châteaux environnants. 
Les parents glissent sur l'eau avec cette majesté légendaire, élégance incomparable et blancheur immaculée... Mais les enfants ! Duvet grisâtre, tête branlante, démarche maladroite, ils ont l'air tout embarrassés par leur cou trop long. 
Qui pourrait dire que bientôt surgira la grâce, de ce qui ressemble tout juste à un vilain petit canard ?












