Jours de Marie

Mes souvenirs, mes images, mes passions, mes rêves et mes lectures, tout ce qui fait mes jours ...

26 février 2009

New York, New York !!!

Huit heures de vol,  un taxi jaune à l'aéroport JFK,  quarante minutes d'autoroute, d'entrepôts et de zones industrielles, et soudain... cette vision magique de Manhattan, qui se découpe sur le ciel en ombre chinoise, avec ses emblématiques buildings, le  Chrysler, l'Empire State..

Et nous voilà dans un petit hôtel sans prétention, devant le Rockfeller Center...   
Il est  quatre heures du matin à New York,  évidemment, jet-lag, on ne dort pas. 
La ville non plus! 


"I want to wake up in a city that doesn't sleep ...
Newwwww York, Newww York" ... Mr Sinatra

patinoire

rockfeller

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01 janvier 2009

Bonne année !

Du fond de mon lit ... Fiévreuse et épuisée par la toux et les maux de tête, incapable de lire une ligne (et ça, c'est dur!)  je souhaite une belle année à tous les habitués et passants sur ce petit blog... 

Une année de santé, de pleine forme, de joies, de découvertes, de sérénité et de bonheur! 

Et tous les cadeaux précieux de l'amitié !


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Quant à moi,  un seul mot d'ordre :  la guérison, vite!!!

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25 décembre 2008

Colette, Sido et Noël

Tradition matinale à Noël,  je cueille quelques ellébores au jardin.  Et c'est à Sido que je pense, pénétrant à pas de loup dans la chambre de "Minet-chéri" la nuit de Noël ... Je relis le passage, et l'émerveillement est toujours là... Je l'aime!

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" ... je fus réveillée avant le jour, par une présence plutôt que par un bruit. Habituée à coucher dans une chambre très froide, j'ouvris les yeux sans bouger, pour ne pas déplacer le drap que je tirais jusqu'à mon nez, ni l'édredon de duvet qui gardait chauds mes pieds sur le cruchon d'eau bouillante. L'aube d'hiver, et ma veilleuse rose en forme de tour crénelée divisaient ma chambre en deux moitiés, l'une gaie, l'autre triste.

Vêtue de sa grosse robe de chambre en pilou violet doublée de pilou gris, ma mère était debout devant la cheminée et regardait mon lit. Elle chuchota très bas : "Tu dors?" et je faillis lui répondre en toute sincérité : "Oui, maman."

Elle tenait d'une main mes sabots qu'elle posa sans bruit devant l'âtre vide; et sur lesquels elle équilibra un paquet carré, puis un sac oblong.  Elle empanacha le tout d'un petit bouquet d'ellébores, celles qui fleurissaient tous les hivers sous la neige dans le jardin, et qu'on nomme roses de Noël."
Colette,  En pays connu

Joyeux Noël à tous !

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19 décembre 2008

Le victorian day est arrivé!

Difficile de poser gentiment le colis et de sortir l'appareil photo pour immortaliser le court instant qui précède le déballage furieux...

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Mon colis vient de l'est ...  de Thionville et ma swapeuse est Julia ...
Prêt, feux... Lisez!

Côté bouquins, je sais que la tâche n'a pas été facile,  je suis une vieille biblio-maniaque qui entasse les livres du sol au plafond dans toutes les pièces de la maison.  Trouver quelques livres qui me sont inconnus était un défi, que Julia a relevé!

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Je ne connais Paul Feval que de nom.  Les Mystères de Londres dans la belle édition Phebus Libretto (ma collection de poches préférée) est présentée comme..."une vision hallucinée où se mêlent la réalité sociale à la Dickens et le mystère à la Wilkie Collins"

Je souhaitais lire de la poésie... L'édition bilingue des Sonnets portugais d'Elizabeth Browning est faite pour moi!  Je ne pense pas que mon anglais soit à la hauteur d'une oeuvre poétique "dans le texte".  Et j'apprécie la belle et longue introduction où je découvre la biographie d'Elizabeth dont Virginia Woolf disait : "Le destin n'a pas épargné l'écrivain que fut Elizabeth Browning. Nul ne la lit, nul n'en parle, nul ne songe à lui rendre justice."

La Passagère de Barbara Ewing s'annonce dans un souffle romanesque "depuis les recoins les plus sombres du Londres victorien jusqu'aux mers lointaines de la Nouvelle Zélande",  avec héroïnes passionnées et amours tourmentées.

Côté gourmandises ...

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Une jolie tasse rouge au décor hivernal,  un thé "Noël à Londres" au parfum chaud et épicé, de petits gâteaux délicats "with Earl Grey, so british!

Et pour la collectionneuse enragée de "bookmarks"  que je suis, Julia a imaginé et confectionné de bien jolis "victorian" motifs ...

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Merci à toi Julia,  pour tous ces cadeaux, merci pour ta patience (ton exploration d'Amazon est récompensée!) 
Ce swap m'aura donné l'occasion de faire ta connaissance et de découvrir ton blog...

Merci à nos organisatrices !   et surtout ...  Merry Christmas !


Le  victorian colis que j'ai envoyé a atterri chez à Lyon chez Maijo,  La vie lyonnaise,  c'est ici

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08 décembre 2008

Victorian Christmas Swap : Prêt au décollage!

J'ai peiné un peu pour tout caser et fermer mon colissimo  XL,  je file le confier à la Poste...

La surprise pour ma swapée demain ou après-demain!

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01 décembre 2008

Le Testament de Sherlock Holmes, Bob Garcia

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On annonce la mort de Sherlock Holmes, dans la maison de campagne où il s’est retiré depuis plusieurs années, après sa dernière enquête non résolue.  À l’ouverture de son testament chez le notaire William Holborne,   se retrouvent  le fidèle docteur Watson, l’inspecteur Lestrade de Scotland Yard et Mycroft Holmes, le frère de Sherlock.

Ce testament est en fait le manuscrit où le docteur Watson relatait l’ultime enquête,  récit inachevé qu’Holmes avait emmené avec lui dans retraite campagnarde, souhaitant poursuivre seul l’enquête. La lecture doit se faire à huit clos, sans autre interruption que le temps des repas. Elle durera 24 heures.

L’affaire en question est très complexe :  une série de crimes épouvantables (âmes sensibles s’abstenir) dont la mise en scène relève de l’imagination d’un esprit démoniaque ou d’un fou.   

On visite avec Holmes et Watson les lieux les plus sordides d’un Londres victorien, glauque, enlisé dans le brouillard et balayé par la tempête.  La particularité de ces crimes, c’est qu’un proche de la victime est à chaque fois immédiatement suspecté, emprisonné dans l’immonde geôle de Milbanks,   exécuté ou suicidé aussi vite.

Qui est l’auteur de cette effroyable série ?  On soupçonne le diable en personne !  Les hypothèses se succèdent et s’emmêlent :  On croise un illusionniste hypnotiseur,   un médium, une secte satanique, un mystérieux éditeur de littérature fantastique,   de vrais faux policiers.

Les crimes horribles continuent, le bourreau est insaisissable, on ne connaîtra la clef de l’énigme qu’à la fin de la lecture du testament.


Il s'agit d'un pastiche ;  l’auteur fait revivre le duo Holmes-Watson avec talent,  l’atmosphère londonienne est bien restituée,  on s'y croirait ...  Et le rythme est haletant.  Ce qui m’a vraiment gênée au début, c’est l’hémoglobine et l’horreur dont déborde chaque page,  les détails macabres dont s’agrémentent les descriptions des meurtres.  J’ai failli abandonner,  je ne l’ai pas fait, et je ne le regrette pas !   Le suspense l’emporte, on se laisse embarquer ! Pas un instant de repos...  On pense comprendre, on saisit des indices,  mais les pistes se brouillent,  on se dit que ce casse-tête ne peut avoir qu’une explication surnaturelle…

Ce bouquin a toutes les qualités d’un policier bien construit qui vous tient en haleine jusqu’au troublant dénouement auquel je ne m’attendais pas.

Et puis, j’ai aimé l’ultime surprise, comme un clin d’œil,  les deux dernières pages s’ensoleillent et vous font oublier l’oppressant brouillard londonien et les ténèbres que vous venez de traverser …  Vous refermez le livre avec un sourire..  Très réussi!

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Atmosphère ...

"Nous traversâmes une ruelle étroite et sordide qui déboucha au bout d'une centaine de mètres sur une place séculaire. Je ressentis une sourde oppression. Mes jambes devenaient plus hésitantes. Sans doute commençais-je à ressentir les effets de la fièvre. Vers quelle abomination marchions-nousmarchions-nous cette fois? Quelle vision d'horreur allait encore s'offrir à nos yeux révulsés?"

 





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23 novembre 2008

Le secret de Noël

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Tous les ans à la mi-novembre, pour vous signifier que les fêtes approchent, 10-18 publie un joli petit roman d'Anne Perry dont l'action se déroule dans un décor de Noël.  Pas de suspense haletant, mais une atmosphère victorienne enneigée qui vous donne envie de fermer portes et volets, de vous faire une théière et de vous caler dans un fauteuil... Home sweet home... Et ...Où ai-je rangé les décorations de Noël?

Dominic Corde est un pasteur londonien marié à une charmante jeune femme, Clarice.  Lorsque l'évêque l'envoie assurer un remplacement dans un petit village de la campagne anglaise, juste pendant les vacances du pasteur titulaire, il est ravi !  Le presbytère est une maison agréable et confortable, Noël approche, la neige illumine le paysage. Le pasteur s'inquiète un peu de la teneur de ses prochains sermons, mais soutenu par son épouse dévouée, il entame ses visites aux habitants.  Pourtant, le mystère plane ... L'adresse que le vieux pasteur, Mr. Winter, a laissée est fausse,  il n'a pas emmené sa précieuse Bible personnelle, ni son chevalet et son matériel de dessin.  Est-il vraiment parti en vacances, ou ...disparu ?

"Malgré la neige et la paix, la bienveillance et l'approche de Noël, il se passe quelque chose de terrible."

Comme Charlotte Pitt,  Clarice brave résolument les convenances! Elle se lance dans l'enquête, ne négligeant aucun détail pour percer le secret du pasteur tant estimé des villageois mais bel et bien assassiné!

La lecture gentille et idéale d'un dimanche hivernal, quand les premiers flocons tourbillonnent sur votre jardin...

Anne Perry,  Le secret de Noël,  10-18,  novembre 2008
 

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Samedi à l'abbaye

Bâtie au XIXe siècle sur une colline qui domine St-Omer,  l'abbaye Notre-Dame ornée de tourelles et de pignons, vous plonge dans une atmosphère néo-gothique qui éveille votre imagination...

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17 novembre 2008

Une autre maison sur le rivage...

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Quelque chose de "gothique" dans ce roman écrit par une irlandaise, en 1941 :

"Mon coeur saignait en entendant l'enfant, sa dévotion, sa chevalerie éperdue!  Et tout cela pour...pour un fantôme!"

Roderick, journaliste et écrivain, et sa jeune sœur Pamela décident de quitter Londres et de commencer une nouvelle vie au bord de la mer.  Au cours d’une promenade en Cornouailles, ils découvrent une maison au bord d’une falaise, battue par les vents.  Elle est à vendre !  C’est un coup de foudre, ils décident de l’acheter sur le champ, malgré les mises en garde du vieillard  qui en est propriétaire : les précédents locataires n’ont pu y rester, on y entend des « bruits »,  elle serait hantée.

Pamela se charge avec enthousiasme de l’aménagement et de la décoration. Roderick entame la rédaction d’une pièce de théâtre.  C’est l’été, le paysage est magnifique... La pendaison de crémaillère, avec quelques amis sympathiques, est très réussie…  Enfin, presque !  Les premiers « signes » se manifestent.  Soupirs et sanglots nocturnes,  une chambre-atelier où on se sent saisi d’angoisse, un étrange parfum entêtant de mimosa,  une brume glaciale qui se répand dans les couloirs…  Illusion, hallucinations ou fantôme? Un esprit venant du monde des morts pour régler ses comptes ?

Le frère et la sœur, partagés entre l’amour de leur maison et la peur,  l’envie de s’enfuir et celle d’élucider le mystère,  vont se lancer dans une enquête sur le passé de « Cliff End ».

Elle fut habitée, une quinzaine d’années auparavant,  par un « ménage à trois » :  Mary la fille du vieux général qui leur a vendu la maison, son mari peintre et une jeune fille, Carmel, qui était la maîtresse et le modèle de ce dernier.  Quel drame s’est joué entre ces trois personnages ?  Mary s’est tuée en se jetant de la falaise,  Carmel a succombé d’une pneumonie quelques jours plus tard. Le peintre s’est enfui à l’étranger, où il est mort.  Seule survivante, la fille de Mary, Stella, très attachée au souvenir de sa mère, vit chez son acariâtre grand-père militaire au village.

On s'aperçoit très vite que Roderick tombe amoureux de Stella. Celle-ci ressent pour la maison une dangereuse attirance,  fascinée par la présence de sa mère qui semble se manifester dans la maison... Mais rien ne sera possible, aussi longtemps que l'identité du fantôme et ses intentions ne seront pas démasquées!  Comment entrer en contact avec lui ?  Est-il seul ? Laquelle des deux femmes vient hanter la maison, pour quelle vengeance ou quel message ?

C'est une bonne histoire de maison hantée, où le suspense est habilement maîtrisé, par petites touches...La tension monte lentement, sans grands effets, sans terreur,  sans effusion de sang.  Les héros sont attachants, l'atmosphère est anglaise, on y boit bien sûr des litres de thé pour se réconforter!

La présentation du roman, au dos de la couverture annonce la couleur : 

"Phénomènes surnaturels, secrets de famille, mystères des identités, tels sont les ingrédients de La Falaise hantée, l'un des grands romans anglais "gothique" des années 40, dans la droite lignée de Rebecca de Daphné du Maurier."

L'introduction présente la biographie de l'auteur.  Dorothea Macardle  (1899-1958)   journaliste, critique de théâtre et auteur (on retrouve un peu d'elle-même dans le personnage de Roderick et ses soucis d'écrivain) investie dans le mouvement républicain irlandais.

Le roman a inspiré un film en 1944.

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La Falaise hantée, Dorothy Macardle, Terre de Brume


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14 novembre 2008

Parfum de sainteté, Maximilien Durand

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Les  huit nouvelles qui composent ce recueil se passent à des époques et à des lieux très différents, mais chacune est le portrait d’un saint dont l’auteur réinvente la biographie.  Un « envers du décor »  où sont révélés la naïveté, la bêtise, l’orgueil, parfois les perversions de ces personnages. C’est souvent cruel, admirablement bien écrit et passionnant, chaque nouvelle est un bijou…

« Parfum de sainteté »,  la nouvelle qui donne son titre au livre, est l’histoire de Lydwine de Schiedam, mystique hollandaise du XVe siècle.  (Elle fascinait Huysmans, qui lui a consacré un livre)  Jeune fille bien née, insouciante et futile, elle est victime à 15 ans d’une chute de patinage. La blessure mal soignée dégénère en septicémie et gangrène et la voilà clouée sur son grabat, repoussante, encore vivante mais déjà en décomposition.  Abandonnée de tous,  elle décide d’offrir ses atroces souffrances à Dieu. Sa chambre devient un lieu d’un culte où défilent les humbles et les puissants pendant 35 ans.
« Lydwine comprit où résidait son salut. Elle deviendrait une sainte, et contraindrait les dévots à investir sa solitude. (…)  Elle prétendrait qu’elle était stigmatisée par les manquements du genre humain. Par gratitude, par pénitence, on se presserait à la tête de son lit et l’on oublierait qu’elle empestait. »

Élisabeth Verchière, elle,  entre en 1788 chez les Sacramentines. Est-elle encore vivante ? Pense-t-elle encore ? Effacée,  elle est comme "dissoute » dans le rythme immuable de ses journées monastiques … 
« Elle accepta le joug de la vie consacrée avec délectation, en même temps qu’elle coiffait le voile des novices de chœur. Désormais, il ne lui appartenait plus de rien décider et elle pouvait s’abandonner pleinement à son immobilisme intellectuel. » 
Les tourments révolutionnaires, le drame de l’expulsion de son couvent la laissent impassible, docile. Sans comprendre, elle se laisse mener au supplice de  l’échafaud …  Arrivant à six heures du soir devant le bourreau, Elisabeth se souvient ne pas avoir dit son office en entier.
« - Mon Dieu, nous n’avons pas fini nos vêpres !
   - Eh bien, nous les achèverons au paradis. » lui répond l’une de ses compagnes.

Jamais morbide, léger, plein de sagesse et de sensibilité,  ce livre se dévore, c’est un régal de lecture…  C'est difficile d'en parler,  mais c'est un coup de coeur de lecture,  un vrai!

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Maximilien Durand,  -Parfum de sainteté-  Nouvelles, Les Allusifs, 2007

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