24 janvier 2008
Choses de Janvier...
Longtemps cherché...!
"La maison était grande, coiffée d'un grenier haut. La pente raide de la rue obligeait les écuries et les remises, les poulaillers, la buanderie, la laiterie, à se blottir en contrebas tout autour d'une cour fermée..."
La Maison de Claudine

01 janvier 2008
L'An neuf !
Bonne Année !
Qu'elle soit heureuse, douce, sereine, pleine de surprises et de découvertes ! 
24 décembre 2007
Joyeux Noël !
A tous mes visiteurs, je souhaite un très heureux Noël, plein de joie, de sérénité, de cadeaux !
J'en profite pour vous demander pardon pour mes absences et mes silences, et vous dire que jamais je ne vous oublie ! 
23 décembre 2007
Swap Scandinave !
Déballage ce matin d'un colis qui a traversé la France puis attendu sagement pendant une semaine le jour J de l'ouverture de paquets !
C'est Chimère qui m'a envoyé ces petits cadeaux qui sentent bon l'hiver et le cocon douillet de la maison ! 
Deux livres : Blanche et Marie de Per Olov Enquist et Le livre de Dina de Herbjorg Wassmo.
Mis à part quelques polars, je connais très peu la littérature du Nord !
La couverture de Blanche et Marie est belle ! Un tableau de Alfred Pierre Agache, une femme brune et mystérieuse, l'un de ces visages du XIXe siècle qui me fascinent tant.
Et puis, une idée géniale de Chimère qui ne savait pas que je ne possède pas de thermomètre, c'est un instrument bien utile qui me manquait ! Tu vois, il va trouver sa place chez moi, et j'aurai une pensée pour toi quand j'y jetterai un oeil !
Et puis, il est fort mignon...
Pour la gourmandise et pour me réchauffer, une jolie tasse couleur chocolat et quelques sachets de café viennois. Une bougie blanche toute givrée, et une carte de saison ! Merci Chimère, et joyeux Noël à toi ! 
20 novembre 2007
Quelque chose de victorien...
Elle a vraiment un petit côté anglais et victorien, cette maison...
Sur une colline, dans le Pas-de-Calais, à quelques kilomètres de Saint-Omer, cet ancien pavillon de chasse appartient au monastère Notre Dame de Wisques. Les moniales bénédictines l'ont transformé en hôtellerie. J'y ai passé mon samedi... Une journée loin de tout, hors du temps, une parenthèse de bonheur. Si bien accueillis par des moniales souriantes dans leurs grands voiles noirs. Joyeuses, vives, passionnées, elles ont toujours un peu de temps à vous consacrer, pour vous écouter, discuter... Un vrai petit coin de Ciel !
11 novembre 2007
Henry James chez Wiliam Morris
En mars 1869 à Londres, Henry James est invité à dîner chez la famille Morris. Le lendemain, il raconte sa soirée dans une lettre à sa soeur Alice. Jane a produit sur lui un effet certain...
"Morris vit dans l'immeuble même où il a ouvert son magasin à Queen's Square, Bloomsbury, un quartier désuet qui fut autrefois à la mode, fleurant bon le siècle passé, avec en son centre une vénérable effigie de la Reine Anne. La poésie de Morris, vois-tu, est seulement une occupation annexe. Il est avant tout fabricant de vitraux, de carreaux de faïence, de tapisseries médiévales et ecclésiastiques, et en définitive, de tout ce qui est préraphaélite, antique, bizarre et je dois ajouter, exquis." 
Ste Cécile, vitrail dessiné par Burne-Jones, réalisé par William Morris.
"Il travaille ses tapisseries point par point, de ses propres doigts, aidé par ceux de sa femme et de ses petites filles. Oh ma chère, quelle femme ! C'est une merveille de tous points de vue."
"Imagine une grande femme mince, dans une longue robe d'un tissu pourpre éteint (...) avec une masse de cheveux noirs frisés amoncelés en grandes vagues de chaque côté de ses tempes, un visage mince et pâle, deux grands yeux sombres profonds et swinburniens, avec des sourcils épais, noirs et obliques se rejoignant au milieu et se redressant sous sa chevelure, une bouche comme celle d'Oriana dans notre Tennyson illustré, un cou longiligne, sans col, plusieurs douzaines de rangées de perles en tenant lieu - finalement, la perfection. Sur le mur, se trouvait un portrait d'elle peint par Rossetti, tellement étrange et irréel que si vous l'aviez vu, vous l'auriez pris pour une vision maladive, mais en fait d'une ressemblance, d'une fidélité extrêmes."
"Après dîner, Morris nous a lu un de ses poèmes inédits, extrait de la seconde partie de son Paradis peu terrestre, et sa femme, souffrant d'un fort mal de dents, reposait sur le sofa, un mouchoir appliqué contre le visage. Il me semblait qu'il y avait quelque chose de fantasque et d'éloigné de notre vie actuelle dans l'ensemble de la scène : Morris lisant dans ses mètres antiques et fluides une légende de prodiges et de terreurs (...), autour de nous le pittoresque bric-à-brac de l'appartement (...), et dans un coin, cette femme sombre, silencieuse et médiévale avec sa rage de dents médiévale."
Immortalisée par Rossetti ...
Muse fascinante de Rossetti qui prit d'elle de nombreuses photographies.
Très proches, mais on ne connaît pas la nature de leur relation... Modèle, amie ou plus ? 
05 novembre 2007
Les préraphaélites et les femmes
Dessins de Rossetti. 

Mrs William Morris
Encore Jane Morris..
Toujours Jane Morris...
02 novembre 2007
Swap prêt au décollage !
Que ma swappeuse me pardonne !
Elle aura eu beaucoup de patience, j'ai hésité, choisi, ajouté des petites choses, et ça y est, le colis est parti !
Atterrissage prévu en début de semaine...
24 octobre 2007
Elizabeth George, Anatomie d'un crime
Les héros habituels d'Elizabeth George, le commissaire Lynley et Barbara Havers, sont absents de ce nouveau livre. Pourtant, le crime dont la genèse nous est méticuleusement décortiquée est celui de la belle Lady Helen Lynley, enceinte et heureuse, abattue devant sa porte, à Belgravia, dans Sans l'ombre d'un témoin.
Les enfants Campbell sont trois : Vanessa est une adolescente paumée, rebelle et violente qui se détruit lentement, entre drogue, vol et prostitution. Joël a 12 ans et rêve de devenir psychiatre. Bon élève, honnête et généreux, poète en herbe, il tente vainement de survivre dans la jungle urbaine impitoyable. Toby le petit dernier, souffre d'un retard mental. Innocent, fragile, il s'est construit un monde à part peuplé de personnages imaginaires, il dépend de son grand frère pour le protéger de la haine des petits caïds qui le persécutent. Leur père a été tué dans la rue au cours d'un règlement de compte, leur mère est internée dans un hôpital psychiatrique. Abandonnés par leur grand-mère, ces trois enfants vivent dans un quartier misérable avec leur tante, Kenza, une quadragénaire qui essaie maladroitement d'assumer son rôle maternel.
L'engrenage dans lequel les trois enfants sont aspirés est longuement démonté par Elizabeth George. La tension monte, on sent qu'un drame est inévitable, on se prend à espérer, on s'attache à Joël, on l'aime, on voudrait le sauver, le sortir de là ! Peine perdue...
Violent, nerveux, très noir, le récit suit son cours, implacable. 500 pages d'une descente aux enfers, dans un univers désespérant peuplé de personnages habilement décrits ... Yvan, le prof qui tente d'arracher Joël à son destin par l'amour des mots et de la poésie, Majidah la gentille pakistanaise qui parvient presque à briser les défenses de Vanessa, Dix, le jeune ami culturiste de Kenza, "La Lame" redoutable délinquant qui règne en maître sur le quartier, probablement indic, jouissant de l'impunité et de la protection de la police.
Un gros roman très dense et solidement construit, qui ne remonte pas le moral mais se lit d'une traite.
15 octobre 2007
Li-thé-rature ...
Samedi soir, un colissimo m'attendait. J'ai tout de suite flairé le Swap et fidèle à mon rituel, j'ai ouvert lentement tous les petits paquets que contenait le colis. C'est Chiffonnette qui m'a swappée! Ce soir, tout est déballé, et voici les trésors.
Le thé est un earl grey aux fleurs bleues...
Dans un lointain message sur mon blog j'avais avoué aimer les fleurs bleues.
Les scones sont faits maison par Chiffonnette ; vous sentez en ouvrant le paquet que ce n'est pas une pâtisserie industrielle. Le "fait maison" a un parfum inimitable.
Et le "Livre du thé", tout à fait de circonstance.
Pour les bouquins, c'est une surprise. Deux auteurs du Nord que je n'ai jamais lus : Jorn Riel sera mon premier livre des Editions Gaïa. Il y a longtemps que je suis intriguée et tentée par le papier rouge sur lequel sont imprimés ces Gaïa. Et Arto Paasilinna, souvent entrevu chez le libraire et rencontré au fil des blogs, je ne l'ai jamais lu. Le "Lady Susan" de Jane Austen, je l'ai lu mais je ne le possède pas.
Enfin, Chiffonnette, tu as été bien inspirée !
Et le petit carnet soyeux du Thé des Ecrivains, je ne sais pas si j'oserai écrire dessus.
Bises et merci Chiffonnette, et merci aux organisatrices de ce gigantesque swap !








